
Le cas de patient qui suit a été rédigé pour illustrer l'effet que peut avoir l'hépatite C sur un individu. Contrairement aux témoignages de Nathalie et Luc, ceci n'a pas été écrit par une personne souffrant d'hépatite C qui raconterait sa propre histoire. Une information factuelle complémentaire a également été ajoutée, sous la forme de « notes médicales ». Ces récits peuvent être plus ou moins représentatifs de la population totale atteinte du VHC, et ne reflètent pas nécessairement l'avis de Janssen-Cilag. Nous espérons que cette illustration de ce que peut endurer une personne souffrant d'hépatite C vous sera utile.
Il y a trois ans, j'ai vu ma vie basculer. Je venais d'être promu à une haute fonction directoriale et je menais une vie sociale très chargée. Ma femme et moi étions très absorbés par le club de golf local, où nous participions à toutes les activités sociales et aux compétitions.
Mais après un certain temps, je suis devenu de plus en plus fatigué. Au début, je pensais que je prenais tout simplement de l'âge. Je n'allais plus aussi souvent au club de golf, et je trouvais toutes les excuses possibles pour ne pas m'y rendre. Petit à petit, j’ai eu de plus en plus de difficultés à remplir mes engagements, et je dormais de plus en plus. Vu que j'approchais de la cinquantaine, je me suis dit que mon organisme ne pouvait simplement plus suivre comme avant.
Ma femme m'a convaincu que mon état de santé n'était vraiment pas normal, et j'ai donc pris rendez-vous chez le médecin. Après avoir entendu la description de mon état, le médecin m'a proposé de passer un certain nombre de tests sanguins. Quelques jours plus tard, je suis retourné à l'hôpital pour les résultats et c’est là que j’ai appris que j'étais positif à l'hépatite C. Je ne savais quasiment rien de l'hépatite C et j'avais naturellement de nombreuses questions à poser. Avant toute chose, je voulais bien sûr savoir ce que j'allais devenir et si j’allais mourir de cette maladie.
Le docteur en savait beaucoup à ce propos et il a répondu à toutes mes questions. Il m'a dit que l'hépatite C était habituellement une maladie de longue durée qui pouvait dans certains cas provoquer des lésions au foie. Il m'a raconté aussi que certaines personnes pouvaient développer une insuffisance complète du foie suite à l'hépatite C, mais que dans la majorité des cas cette évolution était évitable si l’on entamait un traitement adéquat suffisamment tôt. À ce stade, j’étais devenu réellement angoissé et j'accusais fortement le coup, car je réalisais que ma vie allait changer radicalement.
J'ai appris que l'hépatite C est provoquée par un virus et qu'elle se transmet via du sang contaminé, mais je n'ai rien trouvé dans mon mode de vie que je pouvais incriminer comme origine probable de mon infection. En parcourant mes antécédents médicaux, la doctoresse a découvert que j'avais probablement contracté l'hépatite C à l'occasion d'une transfusion sanguine et d'une opération qui m'avaient sauvé la vie dans les années 80. Il ne m'était pas venu à l'idée que je pouvais être atteint d’hépatite depuis plus de 20 ans. Je n’en revenais pas d'avoir porté le virus depuis aussi longtemps sans m'en apercevoir.
Après mon diagnostic, j'ai essayé aussi vite que possible de tout savoir sur l'hépatite, mais cela m’a pris des mois d’apprendre à vivre avec la maladie. Je voulais cependant tout faire pour protéger les autres. Ma femme a été d'un grand soutien dans ces moments. Elle a fait aussi des tests, qui se sont heureusement révélés négatifs. Pour ma famille, j'ai commencé à vivre plus sainement, en me reposant davantage et en renonçant totalement à l'alcool.
J'ai été alors dirigé vers un spécialiste et j'ai subi une autre batterie de tests, y compris une biopsie pour déterminer à quel point mon foie était touché. Ces tests ont révélé que j'avais un génotype 1a et que mes concentrations en alanine-aminotransférase (ALAT) étaient également plus élevées que la normale. La biopsie a montré que je présentais des signes de fibrose, autrement dit mon foie était déjà endommagé.
Après les premiers tests, on m'a dit que j'entrais en considération pour un traitement et que je pouvais envisager plusieurs options. Si je le désirais, je pouvais commencer par une thérapie combinée d'interféron pégylé et de ribarivine.
Le docteur m'avait averti des effets indésirables possibles de ce traitement, tels que fatigue, nausées et dépression, et j'avais également discuté avec d'autres personnes qui avaient déjà suivi le traitement. À cette occasion, j'avais appris que certaines personnes ne parvenaient même pas au bout du traitement en raison des effets indésirables, et je me suis donc préparé à un long et pénible combat.
Mon traitement devait normalement durer près d'un an (48 semaines), mais a été arrêté après environ 4 mois. Les tests de contrôle ont en effet indiqué que ma charge virale restait inchangée et que je ne réagissais donc absolument pas aux médicaments. Je ne supportais également pas bien les effets indésirables, et les médecins ont dit qu’au bout de tout ce temps, ma charge virale aurait déjà dû diminuer pour que je puisse atteindre un jour ce que l’on appelle l’état de « réponse virale prolongée » ou RVP (en anglais SVR – sustained virological response).
Déjà avant que je ne commence le traitement, je savais que mes chances de succès étaient plus faibles que celles d'autres personnes atteintes de l'hépatite C. J'étais en effet contaminé par le génotype 1a du VHC, qui est assez résistant face aux médicaments actuels. La cure ne réussit que dans environ la moitié des cas. Lorsque le traitement a été arrêté, les médecins ont montré beaucoup de compréhension. Ils m'ont cependant rappelé qu'il y aurait peu de chances de guérison si j'essayais de nouveau une cure d’interféron pégylé et de ribarivine.
Actuellement, je ne suis plus traité contre l'hépatite C, parce que je ne suis pas encore prêt à endurer de nouveau tout cela. Les médecins m'ont dit qu'ils pouvaient adapter un peu mon schéma de traitement précédent, mais qu'il n'y a aucune garantie que la cure sera efficace, et que je subirais à nouveau les mêmes effets indésirables.
Je sais que je devrai suivre un jour un nouveau traitement contre l'hépatite C, pour freiner ou arrêter l’endommagement de mon foie. La décision quant au moment où j’entamerai le traitement suivant peut dépendre des résultats de mes prochains tests sanguins, mais j'espère que je pourrai attendre encore deux ou trois ans – et qu'alors il y aura plus de chances que je vienne à bout de ce virus.