Comment va-t-elle se manifester?
scheme-hep-c_fr

L’infection par l’hépatite C et son évolution
Consulter:http://www.who.int/csr/disease/hepatitis/whocdscsrlyo2003/en/index.html

La période qui suit immédiatement l’infection par le virus de l’hépatite C est appelée “phase aiguë”. L’hépatite C aiguë est rarement accompagnée de symptômes; les patients qui présentent des symptômes sont généralement très fatigués (extrême lassitude), ont une jaunisse (coloration jaunâtre de la peau et du blanc des yeux) et/ou des urines foncées (présence d’acides biliaires dans les urines).

Dans environ 30% des cas d’infection par l’hépatite C aiguë, le virus disparaît spontanément sans traitement, ce qui signifie qu’il n’est plus décelable dans le sang.1 Les personnes infectées guérissent alors complètement, il se peut même qu’elles ne se soient jamais aperçu qu’elles avaient contracté le virus. Il est cependant possible qu’elles restent porteuses d’anticorps anti-virus de l’hépatite C. En général, environ 70% des personnes infectées par le virus de l’hépatite C développent une hépatite C chronique.1

En cas d’hépatite C chronique, le virus endommage le foie pendant de longues années. Etant donné que de nombreuses personnes porteuses d’une hépatite C chronique restent asymptomatiques (sans symptômes), l’infection continue souvent d’évoluer sans être diagnostiquée. Les patients ne réalisant pas qu’ils sont atteints d’hépatite C, ne se font pas suivre médicalement et ne bénéficient pas d’une prise en charge ou des conseils qui leur permettraient de réduire ou d’empêcher la détérioration du foie. L’infection chronique risque d’entraîner l’apparition de syndromes particuliers (association de plusieurs symptômes) dus à l’hépatite C qui ne touchent cependant pas le foie (problèmes d’articulation ou cutanés par exemple).

Plus longtemps l’hépatite reste ignorée, plus le risque de lésion grave du foie augmente. Une lésion hépatique se manifeste d’abord sous forme de fibrose, lorsque le foie est envahi de tissus cicatriciels. Elle devient plus grave quand elle atteint le stade de la cirrhose, une cicatrisation irréversible qui prend la place des tissus normaux du foie et affecte directement le fonctionnement hépatique. La cirrhose touche jusqu’à 20% des personnes souffrant d’hépatite C.1

L’un des symptômes les plus courants de l’hépatite C chronique est une grande fatigue. Les symptômes qui apparaissent au stade avancé de la cirrhose du foie, lorsque le foie ne fonctionne plus normalement (cirrhose décompensée) incluent un ou plusieurs des signes cliniques suivants:

  • L’Ascite
    • gonflement de l’abdomen dû à la présence de liquide dans la cavité qui entoure les organes digestifs
  • Confusion/encéphalopathie (trouble ou maladie cérébrale qui affecte la fonction cérébrale)
    • conséquence de l’incapacité du foie à éliminer les toxines de l’intestin
  • Hémorragie variqueuse
    •  saignements potentiellement graves au niveau de l’œsophage ou de l’estomac
  • Ecchymoses/saignements
    • conséquence d’une diminution de la production de facteurs de coagulation par le foie
  • Œdèmes
    • gonflements – souvent dûs à un manque de protéines dans le sang.

Par ailleurs, 1–5% des personnes atteintes d’hépatite C chronique développent une forme de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire).1

Il est estimé que 5–7% des personnes infectées par le virus de l’hépatite C risquent de mourir de cette infection.1 

La conclusion d’une étude précise que 366.000 personnes meurent chaque année de l’hépatite C dans le monde, dont 58% d’une cirrhose et 42% d’un carcinome hépatocellulaire.2

L’hépatite C est aujourd’hui l’une des principales causes de greffe du foie dans les pays industrialisés; elle est l’infection chronique transmissible par le sang la plus courante aux Etats-Unis.

1Site de l’Organisation Mondiale de la Santé: http://www.who.int/csr/disease/hepatitis/whocdscsrlyo2003/en/index.html 
2Perz J, Armstrong G, Farrington L, Hutin Y, Bell B. The contributions of hepatitis B virus and hepatitis C virus infections to cirrhosis and primary liver cancer worldwide. Journal of Hepatology 2006; 45: 529-538.